Les Chroniques d'Arkanir

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Message  Turozero le Mar 21 Déc - 19:52

Bon j'avais commencé à mettre l'histoire mais il me semble judicieux de d'abord présenté les personnages. Ils sont en effet nombreux. Je vais donc les séparés en catégories. L'histoire se passe sur une immense île appelée Arkanir entourée de l'Océan des Brumes. Dans troisième partie, les héros voyageront dans cette océan et découvriront de nouveaux pays.

Les Élus:

Slino: c'est le capitaine des élus, c'est un loup-garou qui semble avoir entre 20 et 30 ans sous sa forme humaine. Ses yeux ont la couleur des fauves et ses cheveux sont noirs et mi-longs. Sous forme demi-loup et loup, ses poils sont argentés. C'est un être dur mais protecteur. Son étalon se nomme Foudroyant.

Darkos Longuépée: général des élus et ancien général de l'armée des elfes, Darkos est le plus vieux du groupe. Il dit avoir passé son 2000ème hiver. C'est un elfe de grande stature aux cheveux rouges et longs et aux yeux verts pâles. Il commande les élus en l'absence de Slino. Il est avisé et possède un sang-froid légendaire. Son pégase se nomme Damnation.

Kratos Longuépée: c'est le fils de Darkos. Il a une centaine d'années, des cheveux longs et rouges et des yeux verts plus foncés que ceux de son père. Il est assez timide. Son cheval ailé est Doux-torrent.

Zéphiron Mayar: c'est un seigneur elfe. Darkos et Kratos sont à son service. Il est un peu plus jeune que Darkos mais a aussi passé son 2000ème hiver. Il n'aime pas qu'on lui rappelle son titre de seigneur car il ne pense pas le mériter. C'est un albinos, ses cheveux, se yeux et sa peau sont d'un blanc d'ivoire. Son étalon est Rêve (ce nom n'apparait pas dans la première partie).

Driana: c'est une sirène. Hors de l'eau, elle prend l'apparence d'une humaine aux longs cheveux ondulés et bleu marin. C'est la guérisseuse du groupe. Elle a refusé de donner son âge mais semble avoir la vingtaine. Sa jument ailé est Océana (n'apparait pas dans première partie).

Fikary: c'est une glacimie (espèce que j'ai inventé, ce sont des elfes de glace). Elle semble avoir l'âge de Darkos. Je ne me rappelle pas de l'avoir décrite dans l'histoire mais pour moi c'est une elfe élancée et belle mais froide et distante. Ses cheveux serraient blanc neige et ses yeux bleu glace. Elle semble amoureuse de Darkos mais n'ose ne lui dire. Son pégase est Tempêto (n'apparaît pas dans première partie)

Kyrany: c'est une centaure, elle dit avoir une centaine d'année. Je ne l'ai pas vraiment décrite elle aussi mais pour moi sa robe est couleur fauve et ses cheveux sont roux.

Yumi: c'est un démon à tête de lion, ailes et queue de dragons. Son poil est fauve. Yumi n'a pas révélé son âge. Son étalon est Crins de sang

Kai: c'est une kitsune (démon renard japonais). Son poil est roux et noir et ses yeux sont bleus. La malice et l'espièglerie sont siennes. Elle a le même âge que Slino. Sa jument est Griffe.

Him'or: c'est un serpense (espèce que j'ai inventé: des hommes serpents). Ses écailles sont vertes et noires et ses yeux sont dorés. Il est très ami avec Taori. Son étalon est Écaille.

Taori: c'est un changesprit (espèce que j'ai inventé: des êtres mi-ténèbres, mi-lumière), le côté droit de corps est blanc tandis que le gauche est noir. Sa voix change aussi d'intonation, des fois aigüe, des fois grave. Il monte un double-poney: Solstice.

Alfay: c'est un ange. Il est blond et ses ailes sont blanches. Il arrive à toujours être de bonne humeur même dans les pires situations. Son frère jumeau est Kahyj. (je crois que c'est mon souffre douleur puisque c'est toujours lui qui est gravement blessé, pourtant j'aime bien ce personnage). Sa pégase est Auréole.

Kahyj: c'est un éthery (espèce que j'ai inventée: ange de l'éther). Il est le jumeau d'Alfay. Plus grand que lui, ses cheveux sont encore plus clairs que le blond pâle d'Alfay. Ses ailes sont blanches et illuminent comme des étoiles. Il est plus posé que son frère. Son étalon est Étoile-blanche.

Barragan: c'est un griffon de foudre ou griffoudre. Ses poils sont dorés et ses plumes couleur foudre. Ses yeux sont noirs.

Yria: c'est une humaine. Elle est blonde et ses yeux sont bleus. Elle a 21 ans. Sa jument est Nuage.

Musical: c'est un humain. Il a 23 ans et ses cheveux sont bruns. Ses yeux sont verts. Son étalon est Lyre.

Les alliés:

Marnicalaire: c'est un dragon céleste. Vous verrez sa description complète dans le texte. Il est lié à Kratos (vous verrez en quoi.^^)

Kili'ô'darû Stûr Draak: dit Kili tout court, c'est le prince du peuple de la Montagne (ressemble aux elfes par leur beauté et les oreilles pointues, aux hommes par leurs statures). Sa peau est couleur cobalt, ses yeux sont d'émeraude, ses cheveux sont blancs. Il parle en rime comme le reste de son peuple.

Les méchants:

Istoro: le Sanglant, né des esprits des démons, dieu du Mal, du Sang et du Désespoir.

les démons: Yumi est le seul à ne pas être sous la coupe du maléfique Istoro

le Mal: dans seconde partie, ben....c'est le Mal, tout simplement

Néant: dans seconde partie, le vide à qui le Mal a fait don d'une forme humaine, vraiment méchant????

les orcs: seconde partie, des créatures crées par le Mal pour détruire Arkanir

Les dieux

Magorath= le Premier, né des esprits des elfes, il créa les anges et leur insuffla sa magie, dieu du Pardon, de l'Amitié, de la Magie et du Serment

Migoqt= l'Oublié, frère de Magorath, né de l'esprit des elfes il fut oublié et trouva le renouveau chez les humains, il créa les centaures et leur insuffla son courage éternel, dieu du Courage, de la Fratrie et de l'Oubli.

Simma= la Puissante, épouse de Magorath, née de l'esprit des elfes, elle créa les kitsunes et leur insuffla son audace, déesse de l'Audace,de la Volonté et de la Guerre.

Shivo= l'Immaculé, né des esprits des dragons il est devenu un dieu du panthéon elfiques,il créa les serpenses et leur insuffla sa sagesse, dieu de la Sagesse, de l'Innocence et de la Défense.

Rapshody= le Musicien, né de l'esprit des hommes, il créa les sirènes et leur insuffla sa musique, dieu de la Musique, de la Mélancolie et de la Mer.

Shi-Ka=le Loup, né de l'esprit des humains, il créa les garous et leur insuffla sa liberté, dieu de la Liberté, de la Tribu et de la Chasse.

Imira= la Changeante, épouse de Shi-Ka, née de l'esprit des hommes, elle créa les changesprits et leur insuffla le tao, déesse du Tao, de l'Ombre et la Fidélité.

Irdilé= la Douce,épouse de Rapshody,née des esprits des hommes, elle créa les glacimie et leur insuffla sa vision, déesse de la Vision, des Esprits et du Futur.

Amarie= la Dorée, épouse de Shivo, née des esprits des dragons, elle créa les griffoudres et leur insuffla son savoir, déesse des Égnimes, du Savoir et des Livres

Filina= la Dame noire, elle créa les etheri et leur insuffla sa justice, née des espits de tous, déesse de la Mort, de l'Au délà et de la Justice.


Normalement ça sera en trois parties:
- La Guerre des Dieux (que je fais encore revoir pour la description des personnages où j'ai été trop légère je m'en rends compte)
- Le Tourment de Néant (en train de le faire)
- Les Cristaux de Pouvoirs ??? (titre risque de changer)


Dernière édition par Turozero le Sam 19 Fév - 18:09, édité 1 fois
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Message  skippy le Jeu 20 Jan - 19:27

sa à l'air très cool! Very Happy
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Message  Turozero le Ven 4 Fév - 20:55

Depuis un bout de temps promis et depuis un bout de temps en attente!^^^Voilà enfin le début des Chroniques d'Arkanir: la Guerre des Dieux. Sur ce, bonne lecture et j'attends vos commentaires, bon ou mauvais!^^


Les Chroniques d'Arkanir

Partie I: La Guerre des Dieux

Préface[/b]

Les Chroniques d'Arkanir sont un ensemble de parchemins vieux de quelques millénaires. Faits à partir de peau de dragon céleste, donnée par ces derniers, ces parchemins de savoir et de récits de temps ancestraux ont traversé le temps sans en ressentir l'effet. Ils sont écrits en une langue si vieille que sa lecture est devenue synonyme d'un déchiffrage long et complexe. Les deux premiers rouleaux sont pourtant à votre disposition, traduits par les plus grands historiens de notre ère. Le récit commence ainsi:
« Le seigneur Soleil, tout d'écarlate et d'or, se couchait sur les plaines d'Hûr, se trouvant au centre du pays, balayées par de violents vents de poussières. Si le ciel où évoluait le sire de feu était d'un calme oppressant, la demeure de dame Terre retentissait des sons de la bataille qui s'y déroulait. Des cavaliers en tenues noirs et aux lances aux oriflammes d'un rouge aussi écarlate que le Soleil fonçaient à grande allure sur un groupe de lanciers en position. Les cavaliers n'étaient pas humains, leurs cornes, leurs griffes, leurs queues, leurs ailes; le démontraient. Les lanciers étaient de blanc vêtus et leur amure était d'or; ils faisaient faces aux créatures démoniaques qui fonçaient sur eux avec un sang froid exemplaire. Lors de ces charges brutales, les chevaux s'empalaient sur les lances et nombre des lanciers se faisaient piétiner par les équidés survivants. Puis, sans signe avant coureur, le ciel se couvrait de flèches aux pointes mortelles qui s'abattaient sur les cavaliers, décimant les rangs de la cavalerie légère. Mais derrière les lambeaux de ces cavaliers agiles et rapides chargeaient la cavalerie lourde dont l'armure détournait flèches et épées, les chevaux de cette cavalerie était tous d'un noir d'encre et de leurs yeux s'échappaient des flammes. Après le passage de cette cavalerie, il ne restait guère d'archers et d'épéistes encore en état de combattre. Le sang des guerriers recouvrait la Terre fertile et l'on pouvait entendre ses plaintes de tristesse dans la message hurlant de sire Vent.
Cela faisait environ trois semaines- si ce n'était un mois- que les deux armées chargeaient l'une contre l'autre sans qu'aucune ne parvinsse à vaincre définitivement l'autre ou à prendre ses positions. Dans l'état actuel des choses, nombre de soldats mourraient dans ses escarmouches violentes et seuls les plus grands guerriers sentaient encore leur coeur battre sous leur torse. Une guerre humaine est déjà terrible mais une guerre qui rassemble toutes les races du pays est plus terrible encore. Il y avaient-là les humains, maîtres de l'acier; les agiles guerriers elfes; les puissants dragons; les mystérieux loup-garous; les kitsunes, énigmatiques démons renards; le beau peuple sirène; les griffon de foudre, terribles maîtres du tonnerre; les changesprits, enfants de la lumière et des ténèbres; les centaures, les solitaires hommes chevaux; les serpenses, subtils êtres serpents; les glacimies, froids cousins des elfes; les éthery, anges de l'éther;les anges, enfants de la lumière et les démons, enfants des ténèbres. Même les dieux s'en mêlaient mais en ces temps-là, en ce monde, les dieux étaient des êtres bons et leur objectif était de préserver la paix et la survie du monde. Mais des fois l'un ne peut être avec l'autre et la guerre est parfois nécessaire. C'était en ces temps de peur et d'horreur, d'ignorance et de découvertes, ces temps où les dieux vivaient parmi les mortels, ces temps où les héros n'étaient pas si rares. C'était un monde à l'aube de son existence et qui déjà était menacé d'extinction. Le nom de ce monde était Arkanir. Et son salut ne tenait qu'à un petit groupe d'élus des dieux.»
À partir d'ici, l'auteur se met à présenter chaque élu et chaque dieu, pour un souci de clarté, nous avons consigné ces pages avec le lexique qui se trouve à la fin de ce livre. Donc après avoir décrit l'histoire, le physique et le caractère de ces héros choisis par les dieux ainsi que les dieux même, les lignes du parchemin reviennent au récit:
« Cette guerre opposait les armées démoniaques du dieu Istoro, vil et violent, contre celle des élus des autres dieux, bons et pacifiques. Istoro le renégat, par un stratagème de la pire espèce, avait enfermé ses frères et soeurs dans leur monde divin et en profitait pour semer le désordre et l'infamie en Arkanir, le monde terrestre. Mais les autres dieux, à l'initiative de leur chef Magorath, décidèrent que cela ne resterait pas ainsi. Magorath réunit donc un conseil des dieux et exposa son idée: il voulait réveiller les pouvoirs endormis en chacun des élus pour que ceux-ci puissent contrer les noirs desseins d'Istoro. Les élus se virent donc octroyés des pouvoirs divins de leurs protecteurs. C'est alors que Magorath fit une chose qui scella le destin d'Istoro. Il existait en Arkanir un démon qui avait refusé de se joindre à l'armée d'Istoro. Poursuivi, il ne se faisait guère d'illusion quant à son futur: il serait rattrapé et mis en pièce. Mais Magorath ne fut pas d'accord. Il chargea les élus de le sauver, ce qu'ils firent, et réussit à réveiller les pouvoirs endormis de ce démon qui était en fait l'élu d'Istoro. Ce démon se nommait Yumi et il était nécessaire pour arrêter Istoro car pour tuer un dieu, il faut le pouvoir de tous les dieux même de celui qui doit mourir. »
Après ce dernier paragraphe, l'auteur, une certaine Korothari, commence l'histoire de la première partie des Chroniques d'Arkanir, la Guerre des Dieux, dont ce qui est plus haut est le début.

Historien Marius de l'Académie d'Asclépio.


Chapitre 1: Le Conseil

-Kratos!!
Le cri retentit dans le campement avec la force d'un ouragan, le jeune elfe aux cheveux rouges qui répondait à ce nom sursauta et faillit tomber de la saillie où il était assis. Le campement était souterrain et le jeune sylvestre avait voulu voir le soleil. Il était donc allé sur une petite plate-forme qui sortait au dehors et qui était assez haute pour que l'armée ennemie ne le voit pas. Penser à l'armée ennemie fit alors resurgir sa tristesse quant à cette guerre sanglante et apparemment sans fin.
-Cette guerre ne finira jamais, murmura Kratos en pensant aux derniers jours qu'il avait passé. Il ne se souvenait que d'avoir esquivé les coups des épées rouillées qui déferlaient sur lui et éviter que son cheval ailé, Doux-torrent, ne soit tué car, par manque de monture, il aurait dû combattre à pieds avec les fantassins. «Tout mais pas ça!» L'elfe frissonna de la tête aux pieds en pensant à cette perspective, les fantassins étaient les premiers à mourir, leur sang se mélangeant à la boue.
- Kratos!!!
Le cri fit de nouveau sursauter Kratos et le réveilla de ses pensées pessimistes. Il se mit à dévaler, d'une démarche légère et rapide n'étant pas sans rappeler celle d'un chat, la pente de la caverne qui menait au centre du campement, qui s'étendait sur plus de cinq kilomètres, et se présenta essoufflé devant celui qui l'appelait: un homme au visage sévère encadré par des mèches de jais et aux yeux luisants tels ceux d'un fauve.
- Notre jeune élu de Magorath daigne enfin arriver, dit alors une voix grave sur un ton amusé.
Une créature mi-lion mi-aigle sortit de la tente qui se trouvait derrière l'homme aux yeux de fauves, son pelage était d'un doré chatoyant et ses plumes couleur foudre. Il planta ses yeux noirs dans ceux de Kratos et claqua du bec d'un air malicieux.
- Baragan! Que se passe-t-il?, lui demanda le jeune elfe.
L'homme aux yeux de fauves coupa l'élu d'Amarie la déesse Dorée en déclarant d'une voix coupante:
- Notre délégation vient de revenir. Nos ennemis les ont attaqués en traîtres. Les négociations ont échouées. Il faut convoquer le Conseil.
Kratos s'était figé, horrifié par cette nouvelle, de tous, il avait le plus cru que la guerre pouvait se terminer par ces négociations.
- Zéphiron et Alfay? Ils sont...
Kratos n'eut pas la force de continuer, il avait peur d'entendre dire que ses amis n'étaient plus.
- N'est crainte et remercie dame Filina d'avoir épargné nos amis, ils sont les seuls survivants.
La voix de l'homme aux yeux de fauves s'étaient adoucie mais son visage se ferma un peu plus. Maintenant Kratos comprenait pourquoi il était aussi en colère: au contraire de ce qu'on pouvait penser, le capitaine des élus tenait fortement aux guerriers qui étaient sous ses ordres et il se sentait coupable de la mort de ceux de la délégation.
- Slino!
Baragan, Kratos et l'homme aux yeux de fauves se tournèrent vers la voix: elle appartenait à une femme-renarde au pelage de cuivre et de noir et aux yeux d'un bleu profond.
- Zéphiron va mieux et Alfay s'est réveillé. Commençons-nous le Conseil?
- Oui. Merci de m'avoir prévenu Kai, répondit l'homme aux yeux de fauves qui répondait au nom de Slino.
Le Conseil commença peu de temps après, il y avait Slino, Barragan, Kratos et Kai mais aussi Zéphiron, un elfe albinos dont les cheveux, les yeux et la peau était d'un blanc immaculé quoique maladif ce jour-là; Alfay qui était couché mais conscient, ses ailes blanches recouvertes de pansements virant à peu plus au rouge à chaque respiration laborieuse de l'ange aux cheveux blonds pâles plaqués par la transpiration sur ses tempes; l'humain Musical, brun de cheveux et vert de yeux, qui semblait perdu dans ses pensées; Driana la sirène qui avait pris forme humaine bien que ses longs cheveux ondulés d'un bleu marin ne trompa personne; Him'or et Taori qui discutaient à voix basse, le serpense aux écailles vertes et noirs secouant la tête devant les propos du changesprit; et enfin Kyrany qui s'occupait à détendre ses pattes chevalines, la centaure couleur fauve commençant à se lasser de sa position inconfortable. Puis il y avait un elfe qui ressemblait énormément à Kratos avec ses longs cheveux rouges et ses yeux verts pâles. Quatre sièges étaient encore vide car quatre membres des élus étaient absents.
- Yria, Fikary, Yumi et Kahyj manquent à l'appel pour cause de mission. Je déclare donc, moi Slino Crocs-écarlates capitaine des élus, ce Conseil ouvert!
Slino se rassit, le dos raide, et déclara d'une voix rendue dure par la colère et la tristesse:
- Hier nous avons envoyé les commandants Alfay et Zéphiron en mission de négociations pour mettre à terme à cette horrible guerre. Pour que nos chances de succès soient plus grandes, nous n'avons pas prévenu nos ennemis. Aujourd'hui, la délégation n'est plus et les seuls survivants sont les deux commandants. Que devons-nous comprendre à cela? À part que la guerre continue.
- Ils nous attendaient.
Ce n'était pas une question mais une affirmation émanant de l'elfe qui était le portrait craché de Kratos.
- Que veux-tu dire, Darkos?, questionna Slino.
- Ils étaient au courant de notre arrivée. Zéphiron et Alfay sont tombés dans une embuscade.
Kratos écarquilla les yeux et regarda son père avec effroi: comment cela se pouvait-il? Darkos se prit le menton dans une main, son visage marqué par le temps se plissant, et commença à poser des questions aux deux rescapés:
- Comment a débuté la bataille?
- Une volée de flèches, lâcha Alfay dans un souffle.
- Puis des carreaux d'arbalète sur nos cavaliers lourds, continua Zéphiron.
- Vous n'avez donc rien pu faire?
- Non, quand on a compris ce qu'il se passait, pratiquement tous étaient morts.
- Puis on a essayé de sauver le reste de nos hommes par la fuite mais nous sommes les seuls qui y avons réchappé. Nous avons...
Alfay ne put continuer, sa blessure l'en empêcha mais Him'or finit pour lui:
- Vous avez était épargné consciemment. Mais dans quel but?
Un silence de mort régna alors dans le Conseil, silence qui fut rompu par un seul mot de Slino, un mot dit sur un ton si funèbre que plusieurs des élus ,dont Kratos, tressaillirent:
- La peur.
Il eut un silence oppressant avant que Darkos ne se décide à le rompre en appuyant l'idée émise par Slino:
- Ils veulent semer les graines de la terreur parmi nous, acquiesça Darkos.
- Cela ne marchera pas!, tonitrua Baragan.
- Peut-être pas avec nous mais...euh..., Kratos se tut quand il prit conscience que tous les regards s'étaient tournés vers lui, sa timidité le laissant sans voix devant les yeux intéressaient des autres élus.
- Continue mon fils.
La voix douce et ferme de son père permit au jeune elfe de reprendre courage et de finir sa phrase:
- Mais les soldats sont superstitieux et cèdent assez facilement à la peur s'ils voient leurs chefs ne rien pouvoir faire. Alors...
- Si nous, élus, on ne peut rien, personne n'y peut, finit Taori dans un murmure.
- Et cela serait gênant.
La voix à l'accent chantant de la centaure ne se faisait que rarement entendre et tous le monde leva des regards surpris vers Kyrany. Baragan s'exclama avant qu'elle ne put s'expliquer:
- Qu'est-ce qui serait gênant?!
- Évite de crier, Baragan, on t'entends très bien.
- Désolé Slino.
- Ce qui serait gênant mon cher ami à plumes, c'est que nos soldats perdent confiance en nous et qu'ils commencent à déserter, expliqua Kyrany.
- Et que nous nous retrouvions sans armée, termina Musical en donnant un accent dramatique à sa phrase.
- Nous devons empêcher cela, clama alors Slino, qui a une idée sur la question?
- Le seul moyen, Darkos regarda tous les élus assis en cercle, est de monter une expédition punitive. Cela seul apaisera les soldats. Mais le danger est grand car nous devrons y aller en groupe réduit.
- Si c'est le seul moyen, alors c'est ce que nous ferons, décida le loup-garou.
Darkos était le seul d'entre-eux qui avait déjà un véritable passé militaire avant cette guerre, cet ancien général elfe maintenant général des élus les avait sorti maintes fois de situations pénibles par ses conseils avisés.
- Quatre de nos membres sont en mission et deux autres hors d'état. Qui enverras-tu Slino?, demanda Driana.
- Compte-toi aussi dans ceux qui ne peuvent pas y aller, tu es trop indispensable ici pour soigner les blessés. Moi non plus, je ne pourrais venir. Je propose donc que Darkos mène cette expédition.
Tous furent d'accord et Slino continua:
- Je nommes Kai, Him'or et Taori pour le seconder et une cinquantaine de cavaliers.
Darkos secoua la tête négativement et dit:
- Pas de cavalier, ils sont trop diminués sans leurs montures et les chevaux de guerre sont trop voyants.
- Alors quoi?
- Des fantassins montés sur les chevaux de bas et les mules, les bêtes nous attendrons dans une cachette sûre tandis que nous finirons le trajet à pieds.
- Ainsi cela sera. Je déclare donc ce Conseil terminé.
Les élus se levèrent aux paroles de Slino et sortirent de sous la tente. Kratos sortit le dernier et chercha son père qui était déjà loin. Il courut pour le rattraper et lui lança, haletant:
- Père, laissez-moi venir avec vous!
Darkos se tourna vers lui et lui demanda avec son calme habituel:
- Pourquoi ne l'as-tu pas dit à Slino?
- Et bien...
Kratos se tortilla l'air gêné: il n'avait pas osé mettre en avant sa demande devant tout le monde. Darkos l'avait bien compris et, tandis qu'il montait sur son pégase qu'on venait de lui amener, il déclara:
- Quand tu sauras vaincre ta timidité pour avoir ce que tu désires, tu pourras m'accompagner dans des missions aussi dangereuses.
Darkos laissa là son fils et faisant cabrer son étalon rejoignit au galop ses troupes. Il arrêta Damnation, noir de pelage et rouge de pupille, devant les cinquante fantassins qui aller l'accompagner et Him'or, Taori et Kai étaient à ses côtés.
- Défenseurs d'Arkanir!, cria-t-il pour qu'on l'entende bien, Les négociations sont terminés et cela par nos ennemis! Nos diplomates se sont faits tués, deux élus sont gravement blessés! Cela ne sera pas impunis! Pour nos frères qui ont rejoint dame Filina dans son royaume de l'Au-Delà, nous combattrons les démons! Moi, Darkos Longuépée élu du dieu-dragon Shivo je jure de venger ceux qui ne sont plus!
Tandis qu'il parlait, son ombre laissa apercevoir sa véritable nature: elle prit la forme d'un énorme dragon qui rugit avec colère, embrassant le ciel de sa flamme or et pourpre.
- Seriez-vous avec moi!?, demanda ensuite l'elfe-dragon qui savait pertinemment qu'il venait de conquérir l'imagination de ses soldats.
- Oui, général Darkos!, cria d'une seule voix la troupe qui lui faisait face.
Darkos ne rajouta rien et levant son épée il partit au galop vers la sortie du camp suivi par ses troupes. Kratos courut alors jusqu'à sa plate-forme et hurla tandis que la poussière soulevée par les chevaux s'estompait à l'horizon:
- Père revenez vivant!

Chapitre 2: Songes

En cette troisième journée depuis le départ héroïque de Darkos, un elfe aux cheveux blancs étaient debout devant une tente et regardait avec espoir la porte principal. Mais elle restait obstinément fermée. Zéphiron soupira: était-il destiné à toujours devoir attendre dans l'ignorance celui qu'il considérait comme son grand frère?
- Rentre, dit alors une voix ferme et féminine, tes blessures sont loin d'être minimes, si tu attrapes froid, tu risques d'y passer.
- Reviendras-t-il, Driana?, répondit Zéphiron en repartie, faisant semblant de ne pas avoir entendu la remontrance.
- Ne perd pas espoir, seigneur Zéphiron Mayar. Ton général reviendra.
Zéphiron eut un regard blessé envers Driana: pourquoi lui rappelait-elle son titre de seigneur? Maintenant qu'il avait appris la noblesse d'âme que ce devait d'avoir celui qui possédait ce titre, il ne pensait pas le mériter et il lui rappelait trop de mauvais souvenirs. L'elfe aux cheveux blancs reporta alors son attention sur la porte sans dire un mot de plus,en un vain espoir d'oublier ces sombres pensées . La sirène vient se placer à ces côtés et commença à dire avec nostalgie:
- Vivement que cette guerre soit terminée, je me languis de la mer, depuis trop longtemps je n'ai nagé en elle.
- Et moi, trop de temps a passé depuis la dernière fois où j'ai vu les splendides arbres de ma terre natale.
Les deux élus se turent et Zéphiron reporta une fois encore son regard sur la porte. Driana suivit ses yeux et fixa aussi la porte, grande et en bois massif elle semblait les narguer.
- Il reviendra et sa mission sera un succès, assura-t-elle, N'a-t-il pas survécu au Dernier Chant, ce sortilège qui consume corps et âme son lanceur?
- Hum...
- Aller, rentre, tu ne sers la cause de personne à rester à angoisser dehors. Les soldats voient ton inquiétude et cela est mauvais. Darkos est parti en mission pour leur redonner courage je te rappelle.
Zéphiron soupira et suivit avec docilité la guérisseuse, l'argument avait fait mouche.
Mais plus tard, allongé sur sa couche, ses doutes le reprirent: son mentor et meilleur ami était-il toujours en vie? Cinquante- quatre guerriers pouvaient-ils attaquer cent mille soldats et en revenir vivants? Il en savait que penser.
- Ô Migoqt, que dois-je croire?, murmura l'élu à son dieu et l'Oublié lui répondit:
«Ce que ton coeur te souffle»
- Mon coeur ne sait que penser.
«Si, il sait, seulement ton esprit ne peut l'appréhender. Il est enchaîné par tes peurs.»
- Comment les vaincre?
«La réponse se trouve dans le passé.»
La présence du dieu disparue alors aussi vivement qu'elle était apparue à la supplique de Zéphiron mais celui-ci savait quoi faire à présent. Il ferma les yeux et se mit en devoir de remonter le flot de ses souvenirs. Zéphiron se mit alors à revivre son passé.
À sa grande surprise, il se souvint en premier de sa rencontre avec Darkos alors que celui-ci était adolescent et lui un enfant. Il était à l'époque un jeune noble, fils de seigneur, d'une arrogance et d'un égoïsme sans pareil. Tous ses caprices lui étaient accordés et il trouvait ça le plus normal qui soit. Il aimait à se promener dans la forêt d'Haraji au sud de la capitale des elfes, Fadri. Il s'était perdu le jour où il rencontra Darkos. Il avait marché pendant de longues heures avant de finir par tomber dans une clairière sombre où il se trouva soudain nez à nez avec un énorme oiseau avec un bec couvert d'étranges appendices: un dindon. «Haaaaaa!!!»Son cri avait résonné dans la forêt entière et avait effrayé l'oiseau qui s'était mis à pousser des cris stridents en battant des ailes furieusement. Était alors arrivé Darkos, alerté par les bruits. Il était un paysan et éleveur de chevaux, sa famille était pourtant les Longuépées, une vielle famille qui était souveraine dans les premiers temps mais qui avaient été renversée lors de l'ascension des Feuillespoupres. Darkos l'avait donc sauvé du dindon, inoffensif d'ailleurs. «Crête n'aime pas l'agitation» avait alors dit l'adolescent dont les longs cheveux rouges cachaient son visage. Zéphiron se rappelait qu'ils étaient sales et en batailles mais surtout qu'à travers eux, il entrevoyait les yeux de Darkos dont le vert pâle le fixait avec sévérité et mépris. Darkos n'avait rien ajouté et avait tourné les talons pour repartir. «Attends! Montre-moi la sortie!» avait alors ordonné le jeune seigneur. Darkos lui avait fait signe de le suivre mais n'avait rien dit. Il l'avait suivi mais au bout de quelques temps: «Je suis fatigué, porte-moi!». Darkos l'avait regardé de nouveau avec un mépris qui faisait encore frissonner l'elfe aux cheveux blancs et était parti sans mot dire. «Je t'ai dit de me porter!»Aucune réaction. Il se souvenait encore de la colère noire qui l'avait pris devant le mutisme de Darkos. Il s'était jeté sur lui, dans le but de le frapper, mais sans comprendre comment, il s'était retrouvé à terre. Il n'avait pas vu Darkos bouger et pourtant il mangeait l'herbe maintenant. Zéphiron s'était remis sur ses pieds et avait cherché des yeux l'elfe aux cheveux rouges: plus aucune trace. Il avait couru sans savoir où le menait sa peur, s'était pris les pieds dans une racine et s'était étalé par terre. En se relevant, il avait aperçu les tours du château de son père avec un soulagement tel qu'il n'en avait jamais ressenti auparavant.
Puis le temps défila sous les yeux du seigneur et il se souvint de la deuxième fois où il avait croisé Darkos. Cela faisait vingts ans depuis l'épisode de la forêt mais il se souvenait de n'avoir rien oublié de leur première rencontre. Il n'avait pas oublié le mépris, le mutisme et le mystère qui se dégageait de Darkos. Celui-ci était là pour vendre ses chevaux, de magnifiques bêtes d'allures fières, mais le visage fermé de l'elfe aux cheveux rouges dissuadait quiconque de s'approcher de son stand, ce qui ne semblait pas le déranger outre mesure. Zéphiron s'était approché et avait regardé les chevaux de plus près. «Belles bêtes, surtout l'étalon blanc. Combien le vends-tu?»Il avait dit ça pour le narguer. «Étoile du Sud vaut dix mille pièces d'or et cinq cent pièce d'argent»Darkos avait répondu sur un ton peu marchand: il ne voulait de toute évidence pas vendre ses chevaux. «Je te le prends à neuf cent pièces d'or et six cents pièce d'argent.» De la nargue encore mais le jeune seigneur ne s'attendait pas à la réaction de Darkos: «Faites un tour avec et vous comprendrez» Il fut étonné de la proposition mais il l'avait acceptée et était entré dans l'enclos où il avait attendu que Darkos prépare l'étalon. «Vous devez le seller vous même», lui avait alors dit sa voix dans son dos. Il s'était retourné, l'elfe aux cheveux rouges était monté sur une jument à la robe de flammes: elle ne portait ni bride, ni selle, seulement un tapis. Il avait pris une selle et l'avait mise sur le dos du cheval, l'étalon s'était laissé faire, puis il avait mis la bride sans difficultés. Quand il s'était retourné vers Darkos, il avait avisé que celui-ci avait un regard à la fois étonné et intrigué et qu'il était posé sur lui. Plus tard, après la ballade où Darkos avait amené avec lui tout le troupeau avec des sifflements, il avait voulu acheter Étoile du Sud au prix de base mais Darkos avait refusé: «Non, il t'a choisi, il est à toi.». Depuis ce jour-là, il avait revu de nombreuse fois Darkos et celui-ci lui avait enseigné le respect des animaux et d'autrui, l'humilité et savoir vivre en totale harmonie avec la nature- choses que de nombreux elfes avaient oubliés. Une profonde amitié avait alors vue le jour entre le fils de seigneur et le jeune éleveur de chevaux, une amitié qui tenait plus du sentiment fraternel. Quand Zéphiron était devenu seigneur à la mort de son père, il avait fait de Darkos son général et avec lui à ses côtés, il avait pris une telle renommée que ses semblables l'avaient interrogé à ce sujet. Quand il leur avait expliqué ce que lui avait appris Darkos, la plupart d'entre-eux avaient pouffé de mépris. C'est alors que Darkos avait dit sa célèbre phrase: «Vous vous gaussez aujourd'hui mais quand demain viendra vous regretterez votre mépris à mon égard et mes principes. Car quand la guerre frappe une contrée, le seigneur voit à nouveau le jour se lever que s'il a un guerrier expérimenté et les dieux de son côté. Ma force réside en mon obstination, mon obstination voit le jour dans ma fidélité. Même la mort ne pourrais m'empêcher de finir ce qui m'a été demandé.»
Zéphiron s'éveilla en sursaut: il savait maintenant, il avait compris. Son esprit avait réussi à écouter son coeur, maître des répondes de ses questions. Zéphiron se s'inquiétait plus pour son ami car il savait pertinemment que Drakos allait revenir même si la mort l'avait fauchée car même la déesse de la mort ne pourrait le retenir tant qu'il n'aurait pas terminé sa mission. Sûr de ce fait, le seigneur elfe put enfin prendre le repos que son corps blessé avait grandement besoin.

[i]Chapitre 3: La force de cinquante-quatre contre cent mille[/i]

La nuit était tombée depuis peu mais déjà une obscurité quasi-totale entourait le camp du dieu démoniaque Istoro qui se situait à l'ouest des Plaines d'Hûr. Le général Darkos fixait les environs d'un regard scrutateur, ses yeux verts cherchant une faille facile à exploiter. Il en trouva une à sa grande stupéfaction: voici trois nuits qu'il cherchait en vain! L'elfe eut un sourire de loup, il allait enfin pouvoir venger ceux qui étaient tombés lors des négociations prématurément finies. À cette pensée, le calme légendaire du général faillit voler en éclat: Zéphiron son seigneur et ami aurait pu mourir dans cette embuscade et lui, son serviteur, n'aurait rien pu faire pour empêcher cela! Darkos ferma les yeux pour reprendre son calme: pas besoin de se faire repérer maintenant! Il sortit des buissons à reculons et rejoignit ses compagnons.
- Darkos?, murmura Kai, Alors?
L'élu-renarde avait dans les yeux une lueur animale, elle avait senti l'appel des armes et du sang. Sa déesse, la Puissante Simma, était la patronne de la Guerre.
- Tu le sais déjà, Kai, marmonna Darkos.
- Juste une impression.
- De quoi parlez-vous?, demanda alors Him'or en s'approchant sans bruit, sa voix n'étant qu'un sifflement. Derrière lui venait Taori le changesprit dont le côté gauche de son corps était d'un noir d'encre alors que le droit était d'une ivoire blancheur. Tel son esprit, son corps reflétait sa nature: moitié des ténèbres, moitié de la lumière.
- J'ai trouvé une faille, expliqua Darkos, la tente des vivres est peu surveillée ce soir à cause d'une quelconque festivité. On peut l'utiliser.
- Quel est ton plan?, demanda le changesprit d'une voix grave.
- Déjà, brûler leurs vivres et renverser les barils d'eau, ça les affaiblira pour les batailles à venir. Puis profiter de la panique générale qui s'emparera du camp pour faire une percée en moyennant quelques têtes au passage.
- Excellent, comme ça, une pierre deux coups: on les affaiblit et on les terrorise, commenta Taori avec une voix cette fois-ci aiguë.
- Il faudra faire en sorte que la percée nous mène par un chemin simple et sûr vers l'endroit où l'on a laissé nos chevaux pour organiser une retraite digne de ce nom et non une débandade.
- C'est déjà prévu, Him'or. Notre fuite sera dirigée sur la porte est qui le meilleur chemin pour sortir sans heurts. Vous avez tous bien compris?
- Oui, Général, dirent en choeur les trois autres élus.
- Bien, reprit Darkos, allons prévenir les autres.
Les troupes de Darkos, dont l'inaction commençait à lasser, furent prête en moins d'une heure et ce dans le plus grand des silences. Le général elfe sentit une bouffée de fierté lui monter à la gorge quand il vit ses cinquante fantassins se préparer à une bataille où les ennemis étaient des centaines de fois plus nombreux, la tête haute et le regard obstiné où nulle peur ne perçait. La nuit était maintenant entamée, l'obscurité ambiante du camp accentuant ses ombres, et les festivités battaient leur plein. Pour cause de cela, la garde n'était réduite qu'à deux démons qui, au lieu de surveiller les tentes, lorgnaient d'un regard envieux les feux joyeux.
- Pfff, quelle discipline, siffla Him'or avec dégoût et ironie en constatant ce fait. Le serpense était assez à cheval sur la discipline militaire quié tait pour lui l'atout majeure d'une armée.
- Rend grâce aux dieux pour cette indiscipline, lui souffla Taori dont la voix avait perdue toute intonation. Him'or savait que c'était là la voix de son ami lors de batailles, nulle pitié n'y transperçait. Le serpense se tourna vers Taori et eut un sourire qui dénuda ses crocs quand il avisa les yeux du changesprit: les pupilles en forme de tao brillaient férocement. Ils avaient tous deux hâte de venger les morts non-honorables de ceux qui étaient tombées lors des négociations.
- Nos lames goûteront bientôt du sang noir des démons, dit alors une voix dans leur dos.
Les deux hommes se tournèrent vers Kai et eurent tous deux un sursaut: la kitsune si joviale s'était muée en une personne à l'aspect sévère et irradiait d'une aura puissante et meurtrière. Pour le temps de la bataille, l'esprit de la terrible et puissante Simma s'était incarnée dans le corps de son élue. Elle était la seule des dieux dont l'esprit avait le pouvoir de passer la barrière érigée par Istoro pour les retenir dans leur monde tandis que lui mettait Arkanir à feu et à sang.
- Salutations à vous, ô Déesse des Guerres, puisse votre Puissance mener nos lames à bon escient, déclara cérémonieusement Taori en s'inclinant tandis qu'Him'or disait avec la même humilité:
- Puisse votre Audace nous hisser à la victoire et votre Volonté briser celles de nos ennemis.
- Il en sera ainsi, murmura Simma par le biais de Kai.
- Allons-y!, intimida Darkos en passant devant les trois élus, lames sorties dont l'argent dans lequel elles étaient faites promettait la mort à quiconque les croisaient. Les cinquante guerriers s'élancèrent en silence derrière lui.
Darkos avait un don particulièrement utile: il pouvait se déplacer en pleine foule sans que personne ne le voit. C'est pourquoi, traverser le camp jusqu'à la tente des vivres sans se faire remarquer fut un jeu d'enfant. Le reste de la petite expédition attendait en silence les ordres du général, elle avait encerclé le campement telle un meute de loups autour de sa proie. L'elfe aux cheveux rouges se faufila dans le dos du premier garde et lui tapota l'épaule. Darkos avait trop d'honneur pour tuer un ennemi sans lui laisser la moindre chance. Le démon se retourna et eut une tête ahurie en avisant l'elfe et il fut si stupéfait qu'il ne put éviter le cimeterre qui le trancha en deux. Son compagnon, intrigué, vint voir ce qui se passait et aperçut Darkos! Il voulut donner l'alerte mais n'eut pas le temps de prendre son cor que déjà il rejoignait son ami dans le royaume des morts par un coup d'estoc porté à toute vitesse par le général. Le double-lame croisa ses épées sur son torse et murmura une prière pour saluer le courage des deux êtres qu'il venait d'abattre:
- Que la Dame noire, la grande Filina, accueille vos âmes.
Puis il prit un sifflet et souffla dedans: le son qui en sortit ressemblait énormément au cri d'une chouette. C'était le signal qu'attendait ses hommes pour sortirent de leur cachette. Ils se mirent alors en devoir de brûler toute nourriture et de donner à la terre nourricière toute eau qu'ils trouvèrent. Cela fait, Darkos ordonna le repli dans l'ombre des buissons et ils attendirent la réaction de l'ennemi. Ce ne fut que quand les flammes furent haute dans le ciel, rougeoyant avec fureur dans le noir d'encre de la nuit, que les premiers cris se firent entendre. Bientôt une masse de démons déferla vers l'incendie, la plupart sous l'effet de l'alcool, et ils tentèrent d'éteindre les flammes en pure perte. De nombreux démons périrent dans la panique générale qui s'empara du camp.
- Défenseurs d'Arkanir, murmura Darkos en levant le bras puis il le baissa en déclarant: Sus à l'ennemi!
Aux cris du général, les troupes jaillirent des buissons et se jetèrent sur les démons qui stupéfaits, saouls et paniqués crurent avoir à faire à cent fois plus nombreux. La bataille commença. Les cinquante fantassins taillaient les démons impuissants devant leurs lames cruelles, nulle pitié de transperçait dans les yeux de ces hommes, elfes, serpenses, changesprits ou glacimies. Ils vengeait ceux qui avaient été abattus lors la tentative de diplomatie et leurs coeurs étaient fermés à toutes autres choses. Les élus, de leur côté, faisaient moult ravages: Kai faisait jouer de sa grande épée qui tranchait net têtes, torses, jambes et bras; Him'or, lui, combattait avec une courte lame et un bouclier; nul ne voyait arrivait les poignards de Taori qui ouvraient grands les gorges et Darkos virevoltait avec grâce et majesté et ses cimeterres fauchaient les vies qu'ils rencontraient. Le général avisa soudain que la porte est était dégagé.
- Repli!, hurla-t-il, Retraite vers la porte est!
Ses hommes lui obéirent immédiatement et ils sortirent du camp en vitesse laissant derrière eux un grand nombre de cadavres et des survivants encore sous le choc de l'attaque.
La troupe arriva à la clairière où ils avaient laissés leur chevaux une demi-heure après leur repli. Darkos enfourcha Damnation et faisant volter son pégase noir vint se placer à côté de l'Écaille d'Him'or.
- Combien de pertes?, demanda le général.
Le serpense leva la tête de sous sa selle: il vérifiai les sangles, et répondit:
- Nous avons perdus cinq valeureux guerriers et onze sont blessés.
- Mais ce fut une victoire héroïque, lança Taori en s'avança monté sur son double poney Solstice qui secoua la tête faisant tinter les clochettes qui été accrochées à son filet.
- Oui, renchérit Kai montée sur Griffe une jument de guerre d'un bai flamboyant, les soldats sont heureux d'une telle victoire et ils en parleront longtemps avec cette voix qui fait d'un récit une légende.
Simma était partie du corps de la kitsune et Kai avait retrouvé son humeur espiègle. Cela se confirma lorsque passant à côté d'Him'or elle lui rabattit l'étrier, posé sur la selle, dans le dos. Le serpense sursauta et son cheval, surpris fit un écart vers son cavalier ce qui lui écrasa le pieds.
- Aie! Kai!, cria Him'or d'une voix coléreuse mais l'élue-renarde était déjà loin, morte de rire.
Darkos soupira devant la scène et dit d'une voix forte:
- Bon, les enfants, rentrons, nos amis doivent se ronger les oncles jusqu'au sang d'inquiétude pour nous. Allons apaiser leurs esprits.
Le général lança Damnation au grand galop suivit de Kai, Him'or et Taori et derrière eux venaient les braves guerriers qui les avaient suivis dans leur folle entreprise. Ils ramenaient avec eux une victoire éblouissante et l'espoir qui manquait dans leurs rangs.
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Message  Turozero le Mer 9 Mar - 19:28

Chapitre 4: Second Conseil

Kratos surveillait l'horizon depuis le départ de son père et de ses troupes. Dans quelques heures cela ferait quatre jours qu'ils étaient sans nouvelle de Darkos et des autres. L'inquiétude s'était installé dans les esprits et Slino avait vraiment du mal à empêcher les désertions. Kratos aperçu soudain un nuage de poussières au loin, il attrapa en vitesse sa longue-vue et regarda de plus près: des cavaliers approchés à grandes foulées.
«Mince, ils sont trop loin pour que je puisses les voir d'où je suis», pesta intérieurement Kratos. Il posa sa longue-vue et s'approcha d'un trou dans la paroi et cria dedans:
- Eh! Là-haut!Des cavaliers approchent!
- Ok! Reçu!, répondit une voix plus haut dans la montagne. Cavaliers amis en vue!, continua la voix quelques instants plus tard, J'aperçois l'étendard du général Darkos!
Kratos sauta littéralement de joie: son père était de retour!Le jeune elfe retourna à toute vitesse au camp et se précipita vers la tente des élus.
- Père est de retour!, hurla-t-il en ouvrant les pans de cuir.
Zéphiron ouvrit grands les yeux quand il entendit Kratos. «Enfin le voilà!», pensa l'albinos en sentant son inquiétude disparaître devant les vagues de la joie. Slino, quant à lui, soupira de soulagement: son calvaire était terminé, le général revenu les soldats ne partiraient plus. «Encore que si Darkos ramène une défaite...». Le lycan secoua la tête pour chasser ces idées noires, le général ne serait pas de retour sans une victoire.
- Bien, dit alors Slino, allons accueillir notre frère comme il convient.
Les élus acquiescèrent et tous sortirent à la rencontre du général, Zéphiron et Kratos étaient évidemment en tête.
Darkos mena ses troupes jusqu'au milieu du campement et les fit parader en cercle. Les soldats ne savaient que faire: applaudir ou rire devant ces fiers fantassins montés sur des chevaux de bâts ou des mules! Au final, ce fut un mélange des deux qui secoua le camp en entier: une terrible ovation de joie et de célébration monta à l'assaut du soleil qui se levait. Le général fit s'arrêter ses troupes en formation et faisant, volter Damnation, il se campa devant la foule de soldats:
- Nous étions une cinquantaine, commença l'elfe à la chevelure de feu, et eux des milliers. Sûrs de leur force, ils ont baissé leur garde et découverts leurs faiblesses.
Darkos fit une pause dans le silence omniprésent qui régnait désormais, puis il reprit:
- Nous étions cinquante-quatre et pourtant nous leur avons mis une raclée qui rentrera dans leurs légendes. Il y a à peine quelques heures, nos lames se sont repus du sang démoniaque, la bataille fut magistrale! Cinq hommes valeureux perdirent leurs vies dans cette escarmouche mais gagnèrent un tel honneur en rendant le leur à ceux qui sont morts lors de l'embuscade ennemie! Je ne vous tiens pas rigueur d'avoir pensé à partir car notre cause semblait perdue d'avance. Pas plus que je ne tiens rigueur à ceux qui ont fuis car ils avaient perdu tout espoir.
Darkos fit une nouvelle pause et finit son discours en déclarant:
- Nous sommes les défenseurs d'Arkanir! Le vil dieu Istoro veut nous réduire en esclavage mais nous nous battrons jusqu'à la mort pour l'en empêcher! Affûtez vos lames, gardez vos coeurs fiers et nobles et chassez l'obscurité loin d'eux! Car nous nous battons pour la liberté de nos familles, de notre pays et la notre! Si la peur vous étreint comme même, sachez que les dieux sont avec nous bien qu'ils soit affaiblis par ce parjure d'Istoro, leurs pouvoirs nous ont été confiés! Nous ne sommes pas seuls à nous battre contre le dieu noir! Et c'est pourquoi nous vaincrons!
- Quel discours.
Les élus s'étaient regroupés dans leur tente et discutaient des conséquences de l'expédition menée par Darkos. Le commentaire était de Slino qui souriait d'un air malicieux- chose rare de la part du taciturne capitaine.
- Il fallait leur redonner espoirs, se défendit le général en rentrant dans le jeu.
Tous les autres élus éclatèrent de rire devant le visage faussement coléreux de l'elfe aux cheveux rouges, même Slino ne pût s'en empêcher. Mais le lycan reprit vite son calme et demanda a Darkos :
- Les pertes, si j'ai bien compris, sont de cinq hommes. Mais qu'en est il des blessés ?
- Une dizaine, répondit Driana à la place du général, mais aucun n'est mortellement blessé et ils pourront être sur pieds dans un jour ou deux.
- Bien, continua le garou à l'adresse de Darkos, Et à propos de la réaction des démons?
Darkos n'eut aucun mal à répondre à Slino, pour lui la réponse coulait de source:
- Il faut se préparer pour une contre-attaque massive dans les jours à venir.
- Alors le répit de ces derniers jours va prendre fin.
C'était Alfay qui venait d'entrer, ses blessures encore ouvertes saignant à chaque pas et ses bandages étaient si imbibés de sang qu'ils ne servaient plus à rien.
- Que fais-tu là?, le gronda Driana en le voyant ainsi.
- Au départ, je venais juste vous prévenir que Fikary, Yria, Kahij et Yumi sont rentrés puis je vous ai entendu parler et je n'ai pas pu m'empêcher de mettre mon grain de sel.
- Et tes propos sont justes, maugréa Musical, les démons ne vont pas laisser cet affront sans conséquences, leur attaque sera menée par la haine et la vengeance. Et nous savons que ces deux sentiments vont amplifier la force de nos ennemis. De plus, nos troupes ont perdu un tiers de leur effectif à cause des désertions.
- Darkos, dit alors Kyrany, d'après toi, combien de jours tiendrons nous?
- Au mieux cinq jours , au pire un jour.
L'aveu du général plongea les élus dans un silence angoissé. Ce fut ce silence qui accueillit les quatre élus rentrés de mission depuis peu.
- Que se passe- t'-il? Demanda Yumi, le démon à tête de lion regardant ses amis les uns après les autres pour essayer de comprendre la raison du silence pesant qui régnait dans la tente.
- Nous venons d'apprendre que nous sommes fichus, lança Barragan en s'ébrouant.
L'imposant griffon de foudre se mit à lisser ses plumes de tonnerre, geste qui marquait sa nervosité.
Fikary qui suivait Yumi ne dit rien mais son regard froid était réprobateur et derrière-elle Kahyj entra en pleine discussion avec Yria:
- Nous ne pouvions pas les emmener, disait l'éthery.
- Avec du temps cela aurait été faisable!
- Mais le temps manquait! Nous avons mis une semaine à sortir des montagnes! S'ils nous avaient accompagnés...euh...Alfay! Que t'es-t-il arrivé!
L'éthery se figea devant la vue de son frère en sang tout en s'écriant. Les anges et les étherys étaient deux races cousines, les étherys étant en premier lieu des anges qui avaient un pouvoir sur l'éther et cela avait changé leur métabolisme. De plus, Alfay et Kahyj étaient frères jumeaux mais, comme l'un était né ange et l'autre éthery, leur lien de parenté était plutôt celui de cousins bien qu'ils s'appellent eux-même «frère».
- Des négociations qui se sont mal passées, répondit laconiquement l'ange en s'asseyant, soudain blanc comme un linge et sans aucune force.
- Kahyj, ordonna alors Driana en s'approchant de l'ange, aide-moi à porter ton imprudent jumeau à l'infirmerie que je change ses bandages.
- Euh..., fit Kahyj, impressionné par l'autorité dégagé par la timide sirène, d'accord.
- Slino, dit alors Darkos tandis que Driana, aidée de Kahyj, emmenait Alfay qui était tombé dans les pommes, ajournons cette réunion.
- Oui, le Conseil aura lieu ce soir et je veux que tout le monde soit présent!
Les élus se rassemblèrent à nouveau deux heures après que la nuit fut tombée, tous étaient présents même Alfay dont les bandages étaient propres et blancs.
- Bien, dit Slino dès que tout le monde fut assit, en ma qualité de capitaine des élus, moi Slino Crocs-Écarlates, je déclare l'ouverture de ce Conseil.
C'étaient à peu près les mêmes paroles que pour le premier Conseil mais le loup-garou ne faisait pas ça par zèle, ces phrases étaient d'une importance capitale: elles avertissaient les dieux que leurs élus discutaient de faits importants et auraient peut être besoin de leurs conseils.
- L'ordre du jour, continua le lycan, est la très probable et prochaine attaque de nos ennemis. Nous sommes inférieurs en nombre, très inférieurs. Si le combat s'engage nous serons à un contre dix. D'un autre côté nous avons une éblouissante victoire pour soutenir nos coeurs et par conséquence notre bras. Mais je crains que cela ne nous aide qu'à tenir un jour ou deux de plus. Alors je vous demande, attendons-nous la horde des démons pour mourir avec honneur sur le champ de batailles ou mettons-nous en place une nouvelle stratégie dans le laps de temps qui nous est imparti?
- En faisant plus court, intervint Fikary, c'est garder espoir ou l'abandonner? Cette question ne se pose pas!Nous ne pouvons pas baisser les bras. C'est l'avenir d'Arkanir qui repose sur nos épaules!
- En effet, acquiesça Slino.
- J'ai une idée..., murmura alors timidement Kratos.
- Laquelle?
Le jeune elfe se retrouva paralysé de peur, incapable de répondre à son capitaine.
«Ais foi en toi»
Kratos écarquilla les yeux, la voix venait de son esprit: cela ne pouvait être que Magorath le Premier des Dieux. Sûr de l'appui de son protecteur divin, Kratos déglutit et dit d'une voix ferme:
- Nous pourrions nous rabattre dans la forêt et ronger les rangs ennemis avec des embuscades où les soldats ne risqueraient pas leur vie. Plutôt qu'une guerre de charges préférer une guerre d'usure. Rangeons les épées et sortons les arcs et les arbalètes.
- Cela nous prendra des mois de vaincre la horde de cette manière mais la guerre d'usure peut être un commencement, commenta Darkos en souriant à son fils, fier que ce soit lui qui est trouvé cette idée.
- Si seulement nous disposions d'une armée plus conséquente..., marmonna Barragan en claquant du bec. Ses plumes avaient été mises si à mal dernièrement qu'il lui en manquait une sur deux et le griffon de foudre, le plus combattant d'entre eux, semblait mourir en même temps que l'espoir de leur armée.
- Mais nous en disposons d'une,dit d'un coup Yria, enfin nous pourrons en disposer d'une.
Tous les regards se dirigèrent vers la jeune humaine sauf celui de Kahyj, ce que remarqua Slino. Il fixa l'éthery qui ne put soutenir la question qu'il lisait dans les yeux de son capitaine.
- J'ai faillis Slino,murmura Kahyj les épaules basses, nous avons découvert un peuple guerrier qui veut bien combattre avec nous...mais ils auraient mis trop de temps à se préparer alors je pris le parti de m'en aller sans eux car tu m'avais dit de revenir au plus vite dès que la mission d'explorer les montagnes serait finie.
L'ange des étoiles s'était tassé sur lui-même de honte et attendait son châtiment en silence.
- Tu n'as pas failli, déclara d'une voix ferme le lycan, Kahyj releva la tête et le regarda les yeux écarquillés, Tu as réussi ta mission et tu nous ramènes un nouvel espoir. Ce peuple est-il sur le pieds de guerre?
- Oui.
- Alors, va avec Yumi et Alfay les chercher.
- Moi?, fit l'ange en montrant ses blessures.
- Oui, nous allons faire une guerre d'usure, il faudra se déplacer vite or tu n'en es pas capable. Kahyj je ne veux pas que tu te presses outre mesure. Je veux que tu nous ramènes ce peuple en état de combattre.
- Bien, capitaine!, s'écria Kahyj, décidé à réparer ce qu'il considérer comme une trahison.




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